MICHELINE LANDRY

Micheline Landry was born in Montreal. Even with a diploma in Visual Arts, done after a late return to studies, she considers herself self-taught. All her training and technique were acquired in front of her wall, through a mentor and through various readings dealing with different techniques of oil painting. She also had the chance to have a workshop in the Old Port of Quebec and this is where it all started. Even when she was accepted for a Bachelor’s Degree at Laval University, she needed to be able to run freely while giving herself challenges and also teaching herself. Micheline Landry received a prize for excellence in painting (1996, CASPQ), a grant for creation (1997, CALQ), a first prize by the Museum of Art of Mont-St-Hilaire (1999) and Loto-Québec’s art collection acquired pieces from 2002 to 2014. She also participated in international fair and presented her work in Edinburgh, Italy, New York and London.

She is inspired by details; a trace, a stain, the elements of nature, a word or a vision engendering a discourse. The different materials serve as places where she can oppose the subjects or make them play between them. Her dreamlike atmosphere comes from the coexistence between the abstract and the real. The different oppositions, the materials, the subjects, the techniques, lead to a questioning. She invents places made of parallel times, displacements, condensed or of infinite moments.

Her desires are to offer moments which propose states, contrary matters. Human beings, nature, life, have their two poles (heavy / light, strong / weak, etc.) that serve as a springboard for her. She doesn’t want to fall into the over specific. The different surfaces inspire her and allow her a freedom towards the imaginary, superpositions of places and time. Opposite pencil and oil, wood and paper is a game that allows me a pictorial adventure.

Her work evolves on wood partly muffled and / or plastered. She intervenes on its supports with graphite, coloured pencils, dry pastel and oil. In addition to applying paint, she alters it by removing it, blurring it, scarring it and superimposing it. By this process, she tries to inspire sets of printing and traces. Her pieces often divide into several spaces. Some, where only the pencil remains, seem circumscribed. Others constitute an amalgam of techniques. The intervention will vary according to these places and will make the subject inert or alive.
She wants to free the viewer from his comfort zone. She invites him to venture into an emotional world, although intellectual, dotted with symbolic gestures.


Micheline Landry est originaire de Montréal. Même si elle a un DEC en arts plastiques (après un retour aux études tardif), elle se considère autodidacte. Toute sa formation et la technique, elle l’a apprise devant son mur, via un mentor et au travers de ses diverses lectures traitant des diverses techniques de peinture à l’huile. Elle a aussi eu la chance d’avoir un atelier dans le Vieux Port de Québec et c’est là que tout a commencé pour elle. Même en étant acceptée au Baccalauréat à l’Université Laval, elle avait besoin de s’exécuter en toute liberté tout en se donnant des défis et en se faisant l’école elle-même. Elle a obtenu un prix d’excellence en peinture (1996, CASPQ), une bourse soutien à la création (1997, CALQ), un premier prix par le Musée d’Art de Mont-St-Hilaire (1999), et la collection d’art de Loto-Québec a fait l’acquisition de ses pièces de 2002 à 2014. Elle a aussi participé à différentes foires d’art et présenté ses oeuvres à Édimbourg, Italie, New-York et Londres.

Elle est inspirée par les détails; une trace, une tâche, les éléments de la nature, un mot ou une vision engendrant un discours. Les différents matériaux lui servent de lieux où elle peut opposer les sujets ou les faire jouer entre eux. Son atmosphère onirique provient de la cohabitation entre l’abstrait et le réel. Les différentes oppositions, les matières, les sujets, les techniques amènent un questionnement. Elle invente des lieux faits de temps parallèles, de déplacements, d’instants condensés ou infinis.

Elle désire offrir des moments qui proposent des états, des matières contraires. L’Être humain, la nature, la vie, possède ses deux pôles (le lourd/le léger, le fort/le faible, etc.) qui me servent de tremplin. Elle ne veut pas tomber dans le trop précis. Les différentes surfaces m’inspirent et me permettent une liberté vers l’imaginaire, des superpositions de lieux et de temps. Opposer le crayon et l’huile, le bois et le papier est un jeu qui lui permet une aventure picturale.

Son travail évolue sur bois en partie marouflé et/ou d’un enduit au plâtre. Elle intervient sur ses supports au graphite, au crayon de couleur, au pastel sec et à l’huile. En plus d’appliquer la peinture, elle l’altère en la retirant, l’estompant, la grafignant et en la superposant. Par ce procédé, elle tente d’inspirer des jeux d’impression et de traces. Ses pièces se divisent souvent en plusieurs espaces. Certains, où ne demeure que le crayon, semblent circonscrits. D’autres se constituent d’un amalgame de techniques. L’intervention variera selon ces lieux et rendra le sujet inerte ou vivant.

Micheline Landry souhaite affranchir le spectateur de sa zone de confort. Elle l’invite à s’aventurer dans un monde émotif, bien qu’intellectuel, parsemé de gestes symboliques.