MATHIEU LACA

Born in 1982 in Laval, Quebec, Mathieu Laca’s work is professionally exhibited for the first time at the age of 17 at the Maison des Arts de Laval. In 2002, he is awarded the City of Laval Culture Prize and is selected by painter Marc Séguin to showcase his work in the group exhibition, Génération Montréal, featuring some of the most talented young artists from Montreal. In 2005, he graduates from Concordia University with a Bachelor of Fine Arts. By 2010, Laca is featured in a number of solo exhibitions, including Quebec City’s L’espace contemporain. In 2011, his work is represented in Ottawa at the Patrick John Mills Art Gallery and in 2012-2013, in Montreal’s Modulum Gallery. His work is held in public and private art collections across Canada, the United States, the United Kingdom, France, Norway, Spain, Germany and Israel. Laca lives and works in Laval, Quebec, Canada.

“I love art that nails me to the ground and blows my mind as well as captivates my eye. I love figurative painters that suggest more than they describe. Although seductive, the word ‘surreal’ isn’t totally appropriate to describe them. They operate unsettling portraits, distorted by some kind of excess or under a spell. Their technique often seems discomforting at first: dripping, splattering, scraping and sometimes a monstrous thickness. It’s a feast for the eye. Something the computer screen can hardly render with its light pixels. It’s tactile. The goal is not to demonstrate some kind of virtuosity but to find a new pathway to reality. A pathway woven with emotions, therefore extremely intimate. With this painting, we are far from wall decoration! If a certain violence can sometime come out of this it’s because conventions are put to the test. Our visual habits are shaken. We don’t look away from those works without reaching for a bit of air. As if life was suddenly more intense.

Since my teenage years, I strive to be one of those painters. Everyday.”

 

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Mathieu Laca est né à Laval, au Québec (Canada), en 1982. À l’âge de 17 ans, une première série de ses œuvres est exposée en contexte professionnel, soit à la Maison des Arts de Laval. En 2002, il reçoit le Prix du conseil de la culture de la ville de Laval et est sélectionné par Marc Séguin pour prendre part à l’exposition collective Génération Montréal où est réunie la crème de la jeune peinture montréalaise. Laca obtient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Concordia en 2005. Il a présenté son travail en solo à la galerie L’espace contemporain à Québec (2010), à la galerie Patrick John Mills à Ottawa (2011) et à la galerie Modulum à Montréal (2012 et 2013). Ses oeuvres font partie de collections publiques et privées au Canada, aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France, en Norvège, en Espagne, en Allemagne et en Israël. Il vit et travaille à Laval, Québec.

« J’aime la peinture qui me cloue sur place, me happe, captive l’esprit autant que le regard. J’aime les peintres figuratifs qui suggèrent plus qu’ils ne décrivent. Quoique séduisant, «surréaliste» n’est pas le mot juste pour les qualifier. Ils opèrent des portraits déconcertants, déformés par l’excès, comme vus sous l’emprise de quelque philtre. Leur technique peut sembler à prime abord déconcertante : éclaboussures, raclages, dégoulinures, empâtements monstrueux. C’est un festin pour l’œil, une expérience que l’écran d’ordinateur, avec ses pixels lumineux, arrive difficilement à rendre. C’est tactile. Le but n’est pas la démonstration d’un quelconque brio mais plutôt la découverte d’une nouvelle vision de la réalité, un nouveau chemin vers celle-ci. Tissé par le langage cru de l’émotion, plus sincère parce que plus intime; on est loin de la décoration! S’il se dégage une certaine violence de cette démarche, c’est surtout parce que les conventions sont mises à mal. Le confort de nos habitudes visuelles est chamboulé. On ne détourne pas le regard de ces toiles sans reprendre légèrement son souffle, avec la forte impression que la vie est soudainement plus intense.

Depuis mon adolescence, j’aspire à être de ces peintres. Chaque jour. »